jeudi 10 avril 2008

Débat militant au MoDem de Marseille - Droit de réponse de Florence Bistagne

Suite à mon billet "Une curieuse idée du débat militant au MoDem de Marseille", Florence Bistagne - tête de liste du MoDem dans les 2èmes et 3èmes arrondissements de Marseille aux dernières municipales, souhaite apporter quelques précisions sur les motivations de sa présence à une conférence de presse ou certains militants faisaient état de leur divergence sur la fusion des listes MoDem/PS :

Merci de cette proposition de prise de parole. Je l'ai déjà fait x fois, étant assez bien placée pour parler, puisque non-fusionnable au titre de ma liste, donc extrêmement libre.
Je le répète donc encore une fois. Nous avions, entre les huit têtes de liste, pris la décision le dimanche 9 mars, avant d'envisager une fusion avec l'un des deux candidats, d'attendre les résultats, de ne pas leur faire de propositions et éventuellement de ne rien faire si aucun ne reprenait à son compte nos éléments de programme.
dans la nuit de dimanche puis le lundi, les deux candidats nous ont contactés: nous y sommes allés, à chaque fois en présence d'une tête de liste non fusionnable, sur leur appel. La fusion avec JC Gaudin était tout bonnement un baiser de la mort, pas en termes de nombre d'élus, mais en termes de programme et de vie du mouvement. Il s'agissait tout simplement de faire profil bas, de ne plus parler d'incinérateur et de "retourner à la maison" avec les autres "centristes". La proposition de JN Guérini était bien plus franche. Nous avons donc décidé, à huit, de fusionner.
Chaque tête de liste avait la responsabilité de ses rapports avec ses colistiers/militants/adhérents de secteur pour leur expliquer/proposer la fusion et cela ne semble pas avoir posé de problèmes ailleurs que dans le secteur clé de Marseille, le 3ème...
Quant à la conférence de presse organisée à l'improviste, j'y suis justement allée dire ce que vous venez de lire. A savoir qu'à titre personnel je n'aurais pas fait cette fusion mais qu'à titre collectif je la respectait car elle avait été décidée unanimement. D'ailleurs, ceux qui n'étaient pas concernés ou pas pour, avons eu toute liberté de faire ou ne pas faire campagne pour les listes fusionnées. Ce qui a été mon cas. Je me suis mise en retrait entre les deux tours, respectant notre décision mais n'y prenant aucune participation active. Pour en revenir à la conférence de presse, elle était surtout organisée par des colistiers furieux de n'être pas présents dans les listes fusionnées (la scène s'était aussi produite au PS avec les gens qu'il a fallu rétrograder ou enlever des listes!) et des militants qui avaient avant le premier tour choisi de soutenir Jean Claude Gaudin. Donc, au niveau de leur légitimité à parler.... je m'interroge. Cela ne remet pas en cause l'exigence de démocratie interne, demandée entre autres par Eric ce jour-là, mais son discours a été inaudible ce jour-là.
En effet, peut-être, pour rejoindre votre dernière analyse, que si cela avait été soumis au vote général, cette fusion l'aurait emporté quand même...En tout cas elle n'était pas préméditée/prévisible/imposée.

5 commentaires:

Patrice a dit…

Merci Florence de nous donnez ton éclairage sur cette période cruciale et troublée qui a entouré l'accord et la fusion avec la liste de Guérini .
personnellement j'ai été satisfait de cette accord surtout pour des raisons de fond, de contenu ; que sur la forme qui a déjà fait l'objet de critiques içi même et qui me paraissent justifiées.
Les priorités et les choix donnés par le candidat PS me paraissent les plus intéressants, notamment en matière de développement durable, dans son volet transports collectifs particulièrement et qui prévoit un ambitieux projet de
développement des réseaux tram et métro entre autres . Notre propre programme pourtant estampillé écologiste ne prévoyait rien de tel .( aurions nous oublié les conclusions du rapport Stern, qui indique que si on ne consacre des investissements suffisants à la réduction des GES, notre économie dans les 10 ans, en paiera un coût 5 à 20 fois plus élevé ? ). En ce qui concerne l'incinérateur, il n'y a rien eu à négocier , mais a constater un accord sur le principe du moratoire qui était initialement présent dans les propositions de Guérini .
Concernant la forme de l'accord et ses insuffisances démocratiques déjà evoqué ; précisons
que cela a incontestablement géné la mobilisation dans l'entre-deux tour ( je n'ai eu ancune consigne pour la soutenir alors que j'y était favorable ); je me permets d'indiquer à Florence et à d'autres, que comme co-listier actif du 2 ième secteur, liste de JLB, je n'ai pas été consulté à quelque moment que ce soit . En politique, plus qu'ailleurs, les moyens déterminent souvent la fin ...

Vartan a dit…

Une naissance du MoDem dans la douleur à Marseille... et une première campagne électorale pour beaucoup de nouveaux militants... Garderont-ils (ces nouveaux militants du MoDem) la foi et la volonté pour construire ce nouveau parti ? Pas certain, mais nous verrons bien.
Prochaine étape les européennes et les régionales...

eric a dit…

Je me dois d'apporter une précision importante.
"la conférence de presse, elle était surtout organisée par des colistiers furieux de n'être pas présents dans les listes fusionnées"
Je rappelle à tout le monde qu'il n'a jamais été question que je sois présent sur les listes fusionnées du deuxième tour, que ce soit avec l'UMP ou le PS. Je ne pouvais donc être furieux pour les motifs que Florence expose. Je ne peux accepter ou tolérer que des sycophantes puissent déformer mes propos et mes actes en me faisant passer pour un vil opportuniste.
Eric Bougaud.

Anonyme a dit…

Eric,
relis ma phrase, c'est justement de tous ceux SAUF TOI qu'il s'agit!
si je ne m'abuse tu étais présent mais pas organisateur: tu es tout sauf opportuniste et moi tout sauf sycophante!
le reste en privé
FB

Anonyme a dit…

moi j'y etais a cette conference de presse j'ai été recalé sur le secteur à cause du PS
vous savez tres bien Florence Bistagne que vous ne dites pas la vérité
Peut etre car elle n'est pas bonne a dire.
Vous ne vouliez pas du PS comme partenaire, et vous avez fait le jeu de la droite à titre personnel et contre l'avis du groupe Modem.
Si mes souvenirs sont bons vous aviez estime que les voix du Modem avaient été bradées au PS
Alors assumez vos erreurs pour une fois, c'est bien cela que l'on demande aux politiques de nos jours